Hors l’entreprise, le coaching offre un espace de liberté au client qui en use parfois aux dépends de son coach…
Quand un client vient bousculer son coach, il le confronte à ses propres démons, lui offrant matière à travailler en tête à tête avec lui même ou en supervision et donc à progresser. Aussi, plutôt que de leur en vouloir, de les disqualifier ou de les rejeter, n’est-ce pas ces clients que nous devrions chérir ?
“Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront.” Voici ce qu’écrivait en 1950 dans “Les Matinaux” le poète René Char dont le centenaire a été célébré en 2007.
Dans une interview à propos du spectacle IN-I dont elle partage l’affiche et la mise en scène avec le chorégraphe Akram Khan, l’actrice Juliette Binoche lui répond en écho : “Comment vivre autrement que dans la peur ? Comment aimer autrement que dans la peur ?”
Imposer sa chance, serrer son bonheur, aller vers son risque, vivre et aimer en traversant sa peur, autant d’expressions singulières qui m’habitent et me mettent au travail quotidiennement. Si je les fais miennes et si je les formule à ma façon, si je m’exhorte à « plonger au cœur du vivant » qui se terre en moi, c’est pour mieux combattre l’ombre mortifère de la peur qui les accompagne.
Peu m’importe le regard des autres, peu m’importe de me sentir gauche parfois ou d’échouer aussi, pourvu qu’en mon âme et conscience je me sois donné les moyens d’accéder à cette part d’inconnu qui git en moi et qui, une fois émergée et reconnue comme étant mienne, fera de moi si ce n’est un homme meilleur, du moins un homme un peu plus accompli.
Humain, si humain, le coach n’est pas exempt des jeux de l’ego. Comment se débrouille-t-il alors face à ce Moi parfois envahissant ?
Dans un post intitulé Gratitude et estime de soi, le psychiatre et psychothérapeute Christophe André ouvre des pistes intéressantes pour nourrir notre ego, que nous ayons une haute ou basse estime de soi…
C’est le texte d’un des “stickers” créés par le très talentueux designer Hilton McConnico pour Paristic et sur lequel Brigitte Barateau-Dumesnil, artiste collagiste et médiatrice en créativité, a attiré mon attention.
Je trouve l’idée bigrement séduisante et je verrai bien ce “tag” figurer au mur d’un psy, d’un coach, d’une art-thérapeute…
Coïncidence ou synchronicité, mon ami, collègue et partenaire André de Châteauvieux fait en cette rentrée, lui aussi, très clairement le choix du vivant : le site internet d’Art de changer n’est plus ! Selon ses propres termes : « Lâcher le “site plaquette” et faire le choix exclusif du blog, moins raisonnable, plus en résonances, c’est faire de la place au vivant, à l’intimité, à l’art du contact. »
A visiter et parcourir encore et encore pour aller à la rencontre d’un coach, d’un homme, d’un poète et de sa pratique singulière.
Brigitte Barateau-Dumesnil artiste collagiste et médiatrice en créativité
Alors que la mode est au “personal branding”, aux blogs et aux réseaux sociaux, quels sont les moyens d’agir du coach pour aller croquer la pomme ? Et si d’aventure le monde se fait désirer comment gère-t-il ses frustrations ?
Et vous, quelles sont vos stratégies pour assouvir votre besoin d’être ?
Le temps est encore à la vacance dans l’hexagone. Mais vacance de l’activité ne veut pas dire pour autant vacances de l’esprit. Alors que la rentrée pointe à l’horizon, nous en profitons souvent pour considérer avec un peu de hauteur et de détachement le chemin professionnel et/ou personnel que nous avons choisi d’emprunter.
S’ensuit alors un tête à tête avec nous même dont l’issue fluctue au gré de notre humeur du moment, du temps qu’il fait, du cadre dans lequel nous sommes, de la méthode employée ou encore de notre capacité ou de notre bonne volonté à nous mobiliser sur le sujet.
Les questions qui affluent dans pareille situation sont les suivantes : ai-je suffisamment de recul pour juger clairement et sereinement mon propre cheminement ? Est-ce que je me pose les bonnes questions ? Est-ce que ma méthode est efficiente ? Est-ce que je ne me leurre pas ? Est-ce que je ne suis pas le jouet de ma propre influence, de mes névroses ou encore de mes résistances ?
Entre cerveau droit et cerveau gauche, physique et psychique, mental et corporel, pression imposée et lenteur choisie, comment le coach soigne-t-il son hygiène de vie ?
Granpa Elliott est de retour !
Depuis sa Louisanne natale, il nous livre aujourd’hui un nouveau fragment de son histoire intime…
Une authenticité palpable, quelques notes de musique bien ciselées, le récit d’un nouvel épisode de l’âme humaine et les heures qui s’ensuivent s’en trouvent pour moi auréolées d’un bleu chaud et enveloppant…
Ce blues du fond des âges, cette “musique de nègre” n’a de cesse de me surprendre et de faire vibrer en moi une corde à la fois intime, profonde et agréable.
C’est ce même sentiment qui s’exprime et m’envahit en séance lorsque le client avec qui je chemine accède et s’ouvre à un épisode inédit – dans notre relation – de son histoire intime. C’est ce que j’ai nommé ici “les cadeaux invisibles”…
Au jeu des 7 familles, quelle est l’influence du coach sur son environnement ?
Anna Piot, life coach et coach en écriture, nous fait partager un bel exemple de ce qui se se joue parfois entre elle et son mari (c’est elle la coach !…) ou encore ses filles dans son billet sur “L’Ecoute dans le coaching”
Après Roland Gori et Pierre Le Coz, respectivement psychanalyste et philosophe, le sociologue Robert Ebguy et la philosophe Michela Marzano tirent à boulets rouges sur le coaching…
Entre peur et désir, dévoiement et diabolisation, le coaching est-il à ce point dérangeant pour agiter si violemment le landerneau des sciences humaines ?
Pour aller plus loin, je vous invite à lire la lettre ouverte rédigée par des pairs et parue sur l’excellent site de Médiat-Coaching
“Playing for change” est un mouvement multimédia créé afin d’inspirer, connecter… et porter la voie de la paix dans le monde à travers la musique.
Ou : quand la diversité appliquée à un projet est source de plaisir, créativité et sens.
Pour soutenir ce mouvement, découvrir d’autres vidéos ainsi que les actions de l’association, visitez le site Internet de Playing for change
Quand la neuro-anatomiste Jill Bolte Taylor qui a été victime d’un accident vasculaire cérébral nous fait vivre de l’intérieur l’expérience d’une vie presqu’uniquement connectée à son cerveau droit…
Pour visionner la conférence sous-titrée en français, cliquez sur “view subtitltes” et sélectionnez “french”.
Bon voyage au pays de “lalaland” !
Avec qui au juste le coach a-t-il rendez-vous lorsqu’il rencontre son client ?
Et pour vous, quel corps à corps coeur se joue dans la rencontre avec l’autre ?
A lire et à relire, en entier ou par bribes, les démêlés des anges et des démons d’Ariane et de Solal…
Dans “Belle du seigneur”, Albert Cohen n’embellit pas la passion mais l’analyse avec une lucidité sans pareille. Des amours entre Ariane et Solal dans la Genève du début du siècle, il n’élude aucun aspect, ni la marche triomphale de la passion, ni les affres de la jalousie, ni la brutalité d’une relation plutôt sadique mais son roman demeure une des histoires d’amour mythiques de la littérature.