Le métier de coach est, comme tous les métiers d’indépendant, un métier qui peut mener à l’isolement personnel et/ou professionnel. C’est pourquoi il est toujours bon de se rappeler des différents plaisirs qu’il y a à échanger ou à apprendre… ensemble, différemment et dans la diversité.
Un joli film d’animation découvert sur RH Conseil PME, le site de Nathalie Olivier, sculptrice de compétences et auteur du Kit RH pour les PME
Chemin, temps et pratique aidant, le coach pose un à un les oripeaux dont il croyait devoir se parer pour s’affirmer dans sa pratique. Ce faisant il avance pas à pas à la rencontre de lui-même et… de son client.
Pour approfondir ce sujet je vous invite à lire sur le site de Métasystème l’excellent article d’Alain Cardon intitulé « Le coach systémique : posture et démarche ». Il y développe très largement l’idée selon laquelle l’écoute sous forme de « présence attentive » ou « d’attention sans intention » devrait être considérée comme la pierre angulaire du métier de coach.
« Si nous sommes aussi pragmatiques que nous prétendons l’être, pourquoi ne pas commencer à nous demander sérieusement où se trouve notre véritable avenir ? »
Que ce soit en thérapie, coaching, mentorat ou supervision, il ne peut y avoir d’accompagnement efficace sans acceptation par le client de son besoin d’intermédiation. Mais à vouloir qualifier ce besoin à la place du client on prend le risque d’éveiller des projections qui sont autant de freins à cette acceptation…
Mais que fait la Police ?
Voilà que l’on nous dit que le coach, à l’instar de son client, est un être vivant : son ego l’agite, Narcisse n’est pas son cousin et il s’accorde même le droit au jugement…
Qu’est-ce qui distingue aujourd’hui les entreprises innovantes de leurs concurrentes ? Sur quels ressorts s’appuient-elles ? Quelles croyances sur le management font-elles voler en éclat ?
Une conférence de Daniel Pink, consultant et journaliste spécialisé dans l’analyse des transformations de l’économie mondiale, des nouvelles technologies et tendances sociétales.
Pour visionner la conférence sous-titrée en français, cliquez sur « view subtitltes » et sélectionnez « french ».
Daniel Pink est l’auteur du best-seller « L’Homme aux deux cerveaux » et de « Les aventures de Johnny Bunko : le seul guide de carrière dont vous avez besoin ».
Et bientôt à paraître « Drive : la surprenante vérité sur ce qui nous motive »…
» …Non, ne pleure pas… Tiens, prends mon mouchoir, petite fille… Mais il y a une chose que je dois te dire : les gens qui s’arrêtent de parler deviennent fous. Chu Ta, par exemple, je ne te l’ai pas dit tout à l’heure, mais il est devenu fou et très malheureux aussi… Très, très malheureux et très, très fou. Il n’a retrouvé la paix que lorsqu’il était un vieillard. Tu ne vas pas attendre d’être une vieillarde, toi, n’est-ce pas ? Dis-moi que non. Tu es très douée, tu sais ? Tu es la plus douée de tous les élèves que j’aie jamais eus, mais ce n’est pas une raison, Camille… Ce n’est pas une raison… Le monde d’aujourd’hui n’est plus comme celui de Chu Ta et tu dois te remettre à parler. Tu es obligée, tu comprends ? Sinon, ils vont t’enfermer avec de vrais fous et personne ne verra jamais tous tes beaux dessins… «
Hors l’entreprise, le coaching offre un espace de liberté au client qui en use parfois aux dépends de son coach…
Quand un client vient bousculer son coach, il le confronte à ses propres démons, lui offrant matière à travailler en tête à tête avec lui même ou en supervision et donc à progresser. Aussi, plutôt que de leur en vouloir, de les disqualifier ou de les rejeter, n’est-ce pas ces clients que nous devrions chérir ?
« Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront. » Voici ce qu’écrivait en 1950 dans « Les Matinaux » le poète René Char dont le centenaire a été célébré en 2007.
Dans une interview à propos du spectacle IN-I dont elle partage l’affiche et la mise en scène avec le chorégraphe Akram Khan, l’actrice Juliette Binoche lui répond en écho : « Comment vivre autrement que dans la peur ? Comment aimer autrement que dans la peur ? »
Imposer sa chance, serrer son bonheur, aller vers son risque, vivre et aimer en traversant sa peur, autant d’expressions singulières qui m’habitent et me mettent au travail quotidiennement. Si je les fais miennes et si je les formule à ma façon, si je m’exhorte à « plonger au cœur du vivant » qui se terre en moi, c’est pour mieux combattre l’ombre mortifère de la peur qui les accompagne.
Peu m’importe le regard des autres, peu m’importe de me sentir gauche parfois ou d’échouer aussi, pourvu qu’en mon âme et conscience je me sois donné les moyens d’accéder à cette part d’inconnu qui git en moi et qui, une fois émergée et reconnue comme étant mienne, fera de moi si ce n’est un homme meilleur, du moins un homme un peu plus accompli.
Humain, si humain, le coach n’est pas exempt des jeux de l’ego. Comment se débrouille-t-il alors face à ce Moi parfois envahissant ?
Dans un post intitulé Gratitude et estime de soi, le psychiatre et psychothérapeute Christophe André ouvre des pistes intéressantes pour nourrir notre ego, que nous ayons une haute ou basse estime de soi…
C’est le texte d’un des « stickers » créés par le très talentueux designer Hilton McConnico pour Paristic et sur lequel Brigitte Barateau-Dumesnil, artiste collagiste et médiatrice en créativité, a attiré mon attention.
Je trouve l’idée bigrement séduisante et je verrai bien ce « tag » figurer au mur d’un psy, d’un coach, d’une art-thérapeute…
Coïncidence ou synchronicité, mon ami, collègue et partenaire André de Châteauvieux fait en cette rentrée, lui aussi, très clairement le choix du vivant : le site internet d’Art de changer n’est plus ! Selon ses propres termes : « Lâcher le “site plaquette” et faire le choix exclusif du blog, moins raisonnable, plus en résonances, c’est faire de la place au vivant, à l’intimité, à l’art du contact. »
A visiter et parcourir encore et encore pour aller à la rencontre d’un coach, d’un homme, d’un poète et de sa pratique singulière.
Brigitte Barateau-Dumesnil artiste collagiste et médiatrice en créativité
Alors que la mode est au « personal branding », aux blogs et aux réseaux sociaux, quels sont les moyens d’agir du coach pour aller croquer la pomme ? Et si d’aventure le monde se fait désirer comment gère-t-il ses frustrations ?
Et vous, quelles sont vos stratégies pour assouvir votre besoin d’être ?
Le temps est encore à la vacance dans l’hexagone. Mais vacance de l’activité ne veut pas dire pour autant vacances de l’esprit. Alors que la rentrée pointe à l’horizon, nous en profitons souvent pour considérer avec un peu de hauteur et de détachement le chemin professionnel et/ou personnel que nous avons choisi d’emprunter.
S’ensuit alors un tête à tête avec nous même dont l’issue fluctue au gré de notre humeur du moment, du temps qu’il fait, du cadre dans lequel nous sommes, de la méthode employée ou encore de notre capacité ou de notre bonne volonté à nous mobiliser sur le sujet.
Les questions qui affluent dans pareille situation sont les suivantes : ai-je suffisamment de recul pour juger clairement et sereinement mon propre cheminement ? Est-ce que je me pose les bonnes questions ? Est-ce que ma méthode est efficiente ? Est-ce que je ne me leurre pas ? Est-ce que je ne suis pas le jouet de ma propre influence, de mes névroses ou encore de mes résistances ?
Entre cerveau droit et cerveau gauche, physique et psychique, mental et corporel, pression imposée et lenteur choisie, comment le coach soigne-t-il son hygiène de vie ?