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« Il est sur terre deux races d’hommes. La première – d’un nombre étouffant – se contente d’assouvir les besoins élémentaires de l’existence. Les préoccupations matérielles, les soucis familiaux bornent son champ. L’amour, parfois, y projette son ombre, mais strictement égoïste et ramené à l’échelle du reste.
L’autre race, quoique soumise au joug de la faim, du plaisir charnel et de la tendresse, porte plus loin et plus haut son ambition. Pour s’épanouir et simplement pour respirer, elle a besoin d’un climat plus beau, plus pur et spirituel. Il lui faut dénouer les limites ordinaires, exalter l’être au delà de lui même, le soumettre à quelque grande force invisible et le hausser jusqu’à elle. La pauvreté de l’homme la blesse, la désespère. L’inaccessible seul l’attire comme le rachat et la victoire sur l’humaine condition.
A ce sang choisi, à sa pointe, à sa fleur, Mermoz appartenait par son hérédité maternelle, par son éducation, par toute sa nature. Pour vivre, il devait s’évader de la vie. »

Joseph Kessel : « Mermoz »

1890 Branche d’amandier Vincent van Gogh

Branche d’amandier
1890 – Vincent van Gogh

 
 
 
Les yeux sont à l’horizontale
Le nez est vertical
Les fleurs viennent au printemps

Onitsura








Je vous souhaite une excellente année 2014

Vivre ou mourir

Negative people

Keith-Haring - Tout changeJournal de Keith Haring
14 octobre 1978

« Une situation donnée peut avoir une infinité d’effets différents sur les pensées d’un individu, selon son état d’esprit et son attitude. Ce qui m’affecte aujourd’hui ne m’affectera peut-être pas demain. Rien n’est constant. Tout change constamment. Après la naissance, nous sommes assaillis à chaque seconde de notre vie par une multitude d’impressions : différentes sensations, différentes interjections, différents vecteurs directionnels de force/d’énergie se composent et se recomposent constamment autour de nous. Le temps (des situations ordonnées en une progression logique visible) ne peut pas se répéter. Aucun des éléments émanant de l’expérience que nous avons du temps ne peut demeurer semblable parce que tout change continuellement. Physiquement l’être humain change constamment (la division des cellules) et personne n’est jamais dans le même état d’existence que ce soit mentalement ou physiquement.
La réalité du monde physique tel qu’il nous est connu se résume au mouvement. Au changement. S’il y a répétition, ce n’est pas une répétition à l’identique parce que (tout au moins) le temps a passé et donc un changement a eu lieu.
Deux êtres humains ne peuvent pas éprouver les mêmes sensations, expériences, sentiments ou pensées. Tout change, tout est toujours différent. Toutes ces variables qui se mêlent, qui interagissent, se détruisent, construisent de nouvelles formes, de nouvelles idées, de nouvelles « réalités », font que l’expérience humaine est caractérisée par le changement perpétuel et par ce que l’on appelle « l’évolution ».
Mon étonnement vient du fait que la plupart des êtres humains bâtissent leur vie autour de l’idée que ces différences, ces changements n’existent pas. Ils choisissent d’ignorer ces choses et tentent de planifier ou de contrôler leur existence. Ils font des plans, prennent des engagements à long terme, établissent un système régissant le temps et finissent par être contrôlés par leur propre système de contrôles.
Les gens ne veulent pas savoir qu’ils changent.
A moins qu’ils aient l’impression qu’il s’agit d’une amélioration, et alors ils se déclarent tous pour le « changement » et feraient tout pour « opérer des changements », combiner des situations ou provoquer de force un changement qui n’est pas dans l’ordre des choses. Ce concept recèle tant d’aspects différents qu’il est difficile de tous les noter.
Autour de moi, j’observe les attitudes suivantes :
Le changement est acceptable tant qu’il peut être contrôlé.
Le changement peut être prédit.
Les changements peuvent être provoqués, et/ou modifiés et/ou planifiés. Lire la suite »

Keith Haring - BébéJournal de Keith Haring
Pittsburgh
29 avril 1977

« J’ai les idées noires… encore une fois, je suis perdu : ou devrais-je plutôt dire que je n’ai jamais cessé de l’être ? Je ne sais pas ce que je veux ni comment faire pour l’atteindre. J’ai l’air de savoir ce que je veux et de tout faire pour l’obtenir, mais c’est faux, en réalité je n’en ai aucune idée. C’est sans doute parce que j’ai peur. Peur d’avoir tort. Et j’ai sans doute peur d’avoir tort parce que je me compare toujours à d’autres gens, d’autres expériences, d’autres idées. Je devrais considérer tous ces éléments dans leur contexte au lieu de les comparer. Je mets ma vie en rapport avec une idée ou un modèle, qui est en réalité une vie entièrement différente. Je devrais la relier à ma vie simplement dans la mesure où toutes deux ont de bons et mauvais côtés. Ce sont deux vies séparées. Si l’autre a pu acquérir assez de mérite pour être digne de mon admiration, ou pour que j’ai envie de le copier, c’est en prenant des risques, en vivant sa vie à sa manière. Il a évolué en faisant face à des situations différentes, il a découvert des sommets de bonheur qui me sont étrangers et connu des chagrins similaires. A force de toujours vouloir prendre modèle sur une autre vie, je gaspille la mienne en une répétition vaine. Lire la suite »

Nous vivons dans un monde technologique connecté qui se métamorphose chaque jour en un endroit un peu plus plus ouvert et transparent.
Dans un discours inspirateur, le futuriste Don Tapscott énumère les quatre principes fondamentaux qui montrent que ce monde, s’il s’appuie sur l’ouverture, a toutes les chances de devenir un monde meilleur.

Excellente année 2013 à vous

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