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Posts Tagged ‘besoins’

25 histoires d'équilibre intérieur« Le bonheur, la sérénité, la joie… Tous ces sentiments appartiennent à la grande famille des émotions positives. Relativement proches, elles présentent cependant des nuances. Après une grande tristesse, une souffrance affective ou physique, au bout d’un certain temps, on note le retour d’une forme de bien-être. C’est un phénomène naturel. Cette détente intérieure diffère de celle, plus intense, qui découle de la joie et du bonheur. La joie est une émotion plus ponctuelle, plus vive et plus brève que le bonheur. Le bonheur est un état plus pacifié, plus stable, mais qui s’avère toujours trop court à notre goût. Quant à la sérénité, elle correspond à ces instants indicibles où l’on se sent apaisé intérieurement et en connexion tranquille avec notre environnement. Dans ces moments-là, souvent très simples, nous ressentons une communion pacifiée entre notre monde intérieur et le monde extérieur. Il existe une sorte de résonance harmonieuse entre eux. Cela peut être au crépuscule quand on observe le soleil se coucher sur une montagne ou sur la mer ; en forêt, lorsqu’on écoute les oiseaux, les bruits du vent…
Acheter un nouveau pull, des chaussures, des livres peut aussi rendre heureux. On sait très bien cependant, les études scientifiques le montrent, que lorsque l’on se retourne sur notre passé, nous ne nous souvenons pas particulièrement des bonheurs dits consuméristes. Ceux qui nous marquent profondément et durablement ont à voir, en général, avec des états d’êtres rassérénés, pacifiés. Ils expriment notre cohérence intérieure, notre adhésion sereine à nos besoins fondamentaux. Ils témoignent de nos liens apaisés avec nous-mêmes, avec les autres, avec la nature. Ces instants participent à construire notre santé, notre équilibre intérieur, notre intégrité et notre dignité d’être humain. C’est pourquoi ils sont si importants dans nos vies…
Notre position d’être humain nous impose de concevoir que rien n’est jamais acquis en matière de bien-être et de sérénité. Il est nécessaire de le comprendre intellectuellement et humblement pour pouvoir passer à l’étape suivante, apprendre à accepter émotionnellement pleinement tout ce que nous vivons. Savoir que nos efforts sont éphémères et qu’ils doivent être répétés sans cesse, que nous devons chaque jour construire encore et encore notre sérénité. Quand nous l’acceptons intellectuellement et émotionnellement, pleinement, nous avons passé un cap fondamental… »

Extrait de l’article « Christophe André : rien n’est jamais acquis en matière de sérénité » paru sur Le Point.fr

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Miroir, mon beau miroir… tout ce que je dis ou fais parle de moi.
Et tout ce qui m’interpelle, me plait, me chatouille ou me grattouille chez l’autre parle encore de moi…
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« Dessinez sans intention particulière, griffonnez machinalement, il apparait presque toujours sur le papier des visages…
Dès que je prends un crayon, un pinceau, il m’en vient sur le papier l’un après l’autre dix, quinze, vingt. Et sauvages la plupart.
Est-ce moi, tous ces visages ? Sont-ce d’autres ? De quels fonds venus ?…
On est surpris, les premières fois.
Faces de perdus, de criminels, parfois, ni connues ni absolument étrangères non plus (étrange, lointaine correspondance !)…
Visages des personnalités sacrifiées, des « moi » que la vie, la volonté, l’ambition, la goût de la rectitude et de la cohérence étouffa, tua. Visages qui reparaîtront jusqu’à la fin (c’est si dur d’étouffer, de noyer définitivement).
Visages de l’enfance, des peurs de l’enfance dont on a perdu plus la trame et l’objet que le souvenir, visages qui ne croient pas que tout a été réglé par le passage à l’âge adulte, qui craignent encore l’affreux retour…
Foule infinie : notre clan.
Ce n’est pas dans la glace qu’il faut se considérer.
Hommes, regardez-vous dans le papier… »

Extrait de « L’Espace du dedans » de Henri Michaux
« En pensant au phénomène de la peinture »

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Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ?« Il est difficile au milieu du brouhaha de notre « civilisation » qui a le vide et le silence en horreur d’entendre la petite phrase qui, à elle seule, peut faire basculer une vie : « Où cours-tu ? ».

…Il est des fuites qui sauvent la vie : devant un serpent, un tigre, un meurtrier.
Il en est qui la coûtent : la fuite devant soi-même. Et la fuite de ce siècle devant lui-même est celle de chacun de nous.
Comment suspendre cette cavalcade forcée, sinon en commençant par nous, en considérant l’enclave de notre existence comme le microcosme du destin collectif ? Mieux encore : comme un point d’acupuncture qui, activé, contribuerait à guérir le corps entier ?
Je serais encore en cavale si, au milieu d’une crise profonde, la petite question n’avait atteint mon oreille : « Où cours-tu ? »…

(suite…)

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