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Posts Tagged ‘bonheur’

Keith Haring - BébéJournal de Keith Haring
Pittsburgh
29 avril 1977

« J’ai les idées noires… encore une fois, je suis perdu : ou devrais-je plutôt dire que je n’ai jamais cessé de l’être ? Je ne sais pas ce que je veux ni comment faire pour l’atteindre. J’ai l’air de savoir ce que je veux et de tout faire pour l’obtenir, mais c’est faux, en réalité je n’en ai aucune idée. C’est sans doute parce que j’ai peur. Peur d’avoir tort. Et j’ai sans doute peur d’avoir tort parce que je me compare toujours à d’autres gens, d’autres expériences, d’autres idées. Je devrais considérer tous ces éléments dans leur contexte au lieu de les comparer. Je mets ma vie en rapport avec une idée ou un modèle, qui est en réalité une vie entièrement différente. Je devrais la relier à ma vie simplement dans la mesure où toutes deux ont de bons et mauvais côtés. Ce sont deux vies séparées. Si l’autre a pu acquérir assez de mérite pour être digne de mon admiration, ou pour que j’ai envie de le copier, c’est en prenant des risques, en vivant sa vie à sa manière. Il a évolué en faisant face à des situations différentes, il a découvert des sommets de bonheur qui me sont étrangers et connu des chagrins similaires. A force de toujours vouloir prendre modèle sur une autre vie, je gaspille la mienne en une répétition vaine. (suite…)

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25 histoires d'équilibre intérieur« Le bonheur, la sérénité, la joie… Tous ces sentiments appartiennent à la grande famille des émotions positives. Relativement proches, elles présentent cependant des nuances. Après une grande tristesse, une souffrance affective ou physique, au bout d’un certain temps, on note le retour d’une forme de bien-être. C’est un phénomène naturel. Cette détente intérieure diffère de celle, plus intense, qui découle de la joie et du bonheur. La joie est une émotion plus ponctuelle, plus vive et plus brève que le bonheur. Le bonheur est un état plus pacifié, plus stable, mais qui s’avère toujours trop court à notre goût. Quant à la sérénité, elle correspond à ces instants indicibles où l’on se sent apaisé intérieurement et en connexion tranquille avec notre environnement. Dans ces moments-là, souvent très simples, nous ressentons une communion pacifiée entre notre monde intérieur et le monde extérieur. Il existe une sorte de résonance harmonieuse entre eux. Cela peut être au crépuscule quand on observe le soleil se coucher sur une montagne ou sur la mer ; en forêt, lorsqu’on écoute les oiseaux, les bruits du vent…
Acheter un nouveau pull, des chaussures, des livres peut aussi rendre heureux. On sait très bien cependant, les études scientifiques le montrent, que lorsque l’on se retourne sur notre passé, nous ne nous souvenons pas particulièrement des bonheurs dits consuméristes. Ceux qui nous marquent profondément et durablement ont à voir, en général, avec des états d’êtres rassérénés, pacifiés. Ils expriment notre cohérence intérieure, notre adhésion sereine à nos besoins fondamentaux. Ils témoignent de nos liens apaisés avec nous-mêmes, avec les autres, avec la nature. Ces instants participent à construire notre santé, notre équilibre intérieur, notre intégrité et notre dignité d’être humain. C’est pourquoi ils sont si importants dans nos vies…
Notre position d’être humain nous impose de concevoir que rien n’est jamais acquis en matière de bien-être et de sérénité. Il est nécessaire de le comprendre intellectuellement et humblement pour pouvoir passer à l’étape suivante, apprendre à accepter émotionnellement pleinement tout ce que nous vivons. Savoir que nos efforts sont éphémères et qu’ils doivent être répétés sans cesse, que nous devons chaque jour construire encore et encore notre sérénité. Quand nous l’acceptons intellectuellement et émotionnellement, pleinement, nous avons passé un cap fondamental… »

Extrait de l’article « Christophe André : rien n’est jamais acquis en matière de sérénité » paru sur Le Point.fr

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« Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront. » Voici ce qu’écrivait en 1950 dans « Les Matinaux » le poète René Char dont le centenaire a été célébré en 2007.
Dans une interview à propos du spectacle IN-I dont elle partage l’affiche et la mise en scène avec le chorégraphe Akram Khan, l’actrice Juliette Binoche lui répond en écho : « Comment vivre autrement que dans la peur ? Comment aimer autrement que dans la peur ? »

Imposer sa chance, serrer son bonheur, aller vers son risque, vivre et aimer en traversant sa peur, autant d’expressions singulières qui m’habitent et me mettent au travail quotidiennement. Si je les fais miennes et si je les formule à ma façon, si je m’exhorte à « plonger au cœur du vivant » qui se terre en moi, c’est pour mieux combattre l’ombre mortifère de la peur qui les accompagne.

Peu m’importe le regard des autres, peu m’importe de me sentir gauche parfois ou d’échouer aussi, pourvu qu’en mon âme et conscience je me sois donné les moyens d’accéder à cette part d’inconnu qui git en moi et qui, une fois émergée et reconnue comme étant mienne, fera de moi si ce n’est un homme meilleur, du moins un homme un peu plus accompli.

(suite…)

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